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Pour espérer réaliser des prises régulières d’anguilles, il convient de se familiariser avec leurs mœurs. Car rien est banal chez ce poisson, ses habitats, son régime alimentaire et jusqu’à sa défense une fois piquée à l’hameçon...
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Personne n’a jamais vu le ballet nuptial de ce poisson même si tous les scientifiques s’accordent à le situer dans la mer des Sargasses, au large de la Floride.
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L’anguille est une habitante de l’ombre qui passe le plus clair de son temps cachée dans des obstacles, à l’abri de la lumière. Elle demeure malgré tout aux aguets dans l’espoir d’un hypothétique repas. Patiente, elle attend sa pitance ! Quand le menu est riche, elle peut se montrer difficile, voire tatillonne, mais lorsque les temps sont durs, aucune proie potentielle n’échappe à son flair, digne des plus fins limiers.
Les anguilles passent tout l’hiver en semi-léthargie. Au printemps et en automne, elles attendent les premières crues car l’eau trouble leur apporte le confort et la nourriture. Durant tout l’été, c’est quelques heures avant la nuit qu’elles sont les plus actives à l’exception des jours de crue ou d’orages quand les eaux se colorent. |
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La réputation de l’anguille de glisser entre les doigts est tout à fait justifiée. Pour s’en saisir la solution consiste à utiliser un morceau de papier journal. Son mucus adhèrant au papier, elle devient plus facile à maîtriser.
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De la mer Ă la marre
En plus des rivières, les anguilles colonisent volontiers les étangs, canaux, lacs et ruisseaux qui communiquent entre eux.
Mais certaines sont capturées également dans des sablières qui n’ont aucun lien avec des eaux vives. Il est également possible de les trouver dans des marres de villages et si l’on en croit la légende, même jusque dans certains puits... Selon une croyance, pour conquérir de nouveaux territoires, les anguilles seraient capables de sortir la nuit de l’eau et de parcourir plusieurs centaines de mètres sur le sol, grâce à l’humidité déposée par la rosée !
L’anguille doit passer la journée enfouie pour éviter la grande lumière mais aussi les prédateurs tels que les brochets et les silures. En l’absence de postes encombrés, elle s’envase rentrant l’intégralité de son corps dans le limon, le sable ou la vase. Sinon, ce sont les fonds couverts d’éboulis rocheux, anciennes constructions, piles de ponts... qu’elle affectionne tout particulièrement. Mais elle s’installe également dans les bois immergés, dans les berges creuses, dans les entrelacs de racines... Plus un poste est profond et encombré, plus les chances d’y trouver des anguilles sont importantes, car très sociables, elles partagent souvent le même appartement.
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Montage en plombée : fil du moulinet 30/100, plomb 50 à 100 g, perle, émerillon à agrafe, bas de ligne 50 cm en 30/100, hameçon simple n° 6 à anneau, fort de fer, forgé.
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La pêche en plombée
C’est sur les postes très encombrés que le montage en plombée demeure irremplaçable. Le plomb utilisé est d’un poids suffisant pour atteindre la distance choisie mais aussi pour immobiliser le montage sur le fond. De forme plate pour les courants, il est rond pour les eaux closes. Dans tous les cas, il est monté de façon coulissante sur le corps de ligne. Il convient de privilégier l’emploi de petits hameçons car l’anguille recrache systématiquement toute proie qui lui paraît suspecte.
Une fois l’anguille piquée, son seul salut réside dans la possibilité de s’enrouler autour d’un obstacle. Il convient donc de la ramener d’autorité et de résister à la tentation de prolonger le combat qui dans ce cas finit inévitablement de la même façon : ligne et poisson demeurent définitivement perdus, accrochés sur le fond. |
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Montage au feeder : fil issu du moulinet 22/100, feeder cylindrique fermé, perle, émerillon à agrafe, bas de ligne 20 cm en 22/100, hameçon triple n° 12.
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La pĂŞche au feeder
Le montage au feeder* est approprié pour pêcher sur les fonds propres. Cet amorçoir de forme cylindrique obstrué à ses deux extrémités, est idéal pour transporter des asticots. L’anguille en est friande et peut en consommer une incroyable quantité. Attirée par cette manne providentielle, elle ne tarde généralement pas pour venir engloutir les appâts, y compris ceux accrochés à l’hameçon (un ou deux asticots sur chaque branche).
Il faut penser à relancer régulièrement, toutes les dix à quinze minutes, pour recharger le feeder. Grâce à cette façon de procéder, il est possible même en pleine journée d’attirer plusieurs dizaines d’anguilles. Une seule canne suffit pour réaliser de nombreuses captures. |
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Montage au flotteur : fil issu du moulinet 22/100, flotteur 2 à 3 g, quelques plombs mous, émerillon à agrafe, bas de ligne 30 cm en 22/100, hameçon simple n° 6 à anneau, fort de fer, forgé.
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La pĂŞche au flotteur
Ce montage est indispensable sur les fonds recouverts d’herbes, de bois morts ou de débris divers. L’anguille n’hésite pas à monter entre deux eaux pour attraper la proie qu’elle convoite. Quel que soit l’appât utilisé, il doit être de petite taille. Dans tous les cas, il est impératif que la pointe de l’hameçon demeure libre afin de pouvoir ferrer promptement dès l’enfoncement du flotteur. Sinon, l’anguille risquerait de sentir l’inertie du montage et de se désintéresser définitivement de l’appât. |
La gamme des appâts est très vaste car chez cet opportuniste, tout fait ventre : poissons, vers, limaces, asticots, écrevisses, escargots d’eau, insectes aquatiques et aériens... Sans oublier les produits marins tels que tronçons de hareng, crevettes décortiquées, chaire de coquillage... La seule limite est la taille de l’appât, car l’anguille est dotée d’un bon estomac, mais d’une petite bouche ! |
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* feeder : cage plastique ou métallique qui sert à la fois de lest pour lancer la ligne et d’amorçoir pour distribuer l’amorce en petite quantité, avec une très grande précision ; s’utilise surtout en eau courante pour la recherche de très gros poissons blancs. |
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