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LES BONS POSTES EN ÉTANG |
En étang, le poste de pêche est souvent choisi par hasard ou par habitude. Mais à quoi sert la meilleure amorce, le matériel le plus sophistiqué, la ligne la plus fine, si les poissons ne sont pas là !
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La tanche, le gardon, le rotengle, la carpe, le carassin et la brème sont les espèces qui se plaisent particulièrement bien en étang. |
Durant la période hivernale, la vie dans l'étang semble très réduite. Les poissons diminuent considérablement leur activité et selon les espèces ils s'engourdissent ou hibernent. Les premiers froids semblent fermer la bouche des gardons, ensuite, habitués aux températures plus fraîches, ils reprennent leurs mouvements.
La vie renaît avec les premiers soleils de printemps, la flore repousse, le plancton se multiplie et les poissons blancs commencent à bouger surtout dans les anses abritées et autour des herbiers où l'eau se réchauffe plus vite. Le printemps est incontestablement la meilleure saison pour la pêche en étang.
Les poissons blancs se préparent ensuite pour la reproduction qui se déroule entre la mi-mai et la fin juin, selon les régions.
L'été et les fortes chaleurs sont généralement des périodes un peu difficiles en étang, sauf pour les poissons de fond telle la carpe, la brème, la tanche… Les pluies d’orage à cette époque sont bénéfiques car elles alimentent à nouveau l’étang et refroidissent ses eaux.
Un rafraîchissement des eaux aux mois de septembre et octobre réactivent souvent l’activité des poissons blancs. A l’opposée, les premiers coups de froid leur ferment la bouche. Et puis vient l'hiver et le cycle recommence.
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Ile, presqu’île et arrivée d’eau
Ce n’est pas proche des rives qu’il convient de pêcher, mais
à l’endroit où l’île rejoint le fond. Ce poste se situe couramment à 3 à 6 m plus au large que sa berge. La presqu’île, sorte de ponton naturel, permet de s’installer à pieds secs, proche des zones profondes qui en règle générale démarrent rapidement dès les premiers mètres.
L’arrivée d’eau, même minime, apporte les jours de pluie les insectes, vers, larves... Dans tous les cas, l’eau y est plus froide et donc plus riche en oxygène. Les abords de ces zones sont rarement inoccupés.
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Dans la plupart des cas, il est impératif en étang de pêcher assez loin du bord. Dans ces conditions, c’est la pêche à l’anglaise au flotteur fixe* qui donne les meilleurs résultats. |
Zones de végétation
Bon nombre d’escargots d’eau et mollusques s’installent sur les tiges des nénuphars, les gros cyprins le savent. De plus, les nénuphars représentent un abri naturel contre le soleil. Les troués et leur extrémité côté étang, sont particulièrement intéressantes.
En plus de la végétation aquatique, il faut également tenir compte de la zone de végétation en surplomb. Il s’agit des arbustes, voire des arbres dont les racines sont à moitié dans la terre et à moitié dans l’eau. Même si cette zone est peu profonde, les poissons l’occupent parce qu’ils savent y trouver l’ombre, synonyme de fraîcheur mais aussi de nourriture puisque les larves et insectes se nourrissent des feuilles tombées à l’eau.
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Il est des lieux où sur le fond la nourriture abonde mais l’absence de signes extérieurs les rend difficiles à localiser. Seuls des chapelets de bulles ainsi que les sauts répétés prouvent la présence régulière des poissons. |
Bonde et trous
C’est par la bonde que l’on peut vider l’étang. Installée sur la digue, elle correspond à un des endroits les plus profonds. L’eau y demeure la plus fraîche en été et la plus chaude en hiver, tandis que la nourriture abondante se dépose sur le fond.
Les étangs sont souvent réalisés dans des petites vallées dont le fond n’est pas régulier ce qui favorise la création de trous. Certaines parties légèrement plus profondes de quelques dizaines de centimètres suffisent pour regrouper la majorité des habitants des lieux.
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Le peuplement d’un étang dépend de nombreux paramètres, de la surface, de la région, de l'origine des eaux (les étangs alimentés par un ruisseau sont toujours plus riches que ceux alimentés par la nappe), des températures, de la profondeur, des teneurs en sels minéraux, des plantes, de la quantité de la nourriture disponible… Dans les meilleurs étangs la production annuelle atteint 500 kg de poissons par hectare, dans les moins bons une centaine, parfois moins. |
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* flotteur fixe : s’utilise dans la pêche à l’anglaise à chaque fois que la profondeur de pêche est inférieure à la longueur de la canne, à la différence du flotteur coulissant qui s’utilise dans les zones profondes lorsque la profondeur de pêche est supérieure à la longueur de la canne. |
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